LE QUARTIER DES ABBESSES


Le quartier des Abbesses ou l'art d'entretenir l'authenticité et la convivialité... Une promenade sur les pavés de la butte Montmartre, à mi-chemin entre Pigalle, le Moulin Rouge et le Sacré Cœur nous mène à travers un monde insolite. Des visions rares d’une convivialité oubliée surprennent et rassurent à la fois dans une ville comme Paris. L’endroit atypique est une harmonie de bohème et de bourgeoisie, de tradition et de marginalité. Un lieu unique à Paris, qui évolue, qui change, mais dont l’âme reste toujours la même. La rue des Abbesses est cabossée, pavée, tortueuse, mais vibrante. Elle se trouve entre les rues qui grimpent vers le sommet de la butte et la rue Lepic, internationalement célèbre depuis le phénomène Amélie Poulain.Trait d’union entre le "Moulin de la Galette" et le "Moulin Rouge", le quartier des Abbesses a su conserver son authenticité et forme une sorte d’enclave, d’alternative, encore préservée du virus touristique. Il suffit de lever la tête pour constater que c’est bien un village qui nous entoure. Les immeubles désordonnés ressemblent plutôt à des maisons. Sur la place, devant l’imposante et improbable église de briques rouges Saint-Jean-de-Montmartre, le manège tourne quasiment vide tandis qu’un groupe de vieilles dames sur un banc radotent. Cachée derrière quelques arbres, la station de métro "Abbesses" (de l'artiste Hector Guimard), puis la rue de la Vieuville, qui porte bien son nom : les façades de ses boutiques et ateliers sortent tout droit d’un cliché du photographe parisien Eugène Atget. Dans la rue des Abbesses, épiceries et magasins de mode se partagent les rez-de-chaussées. Le week-end, la rue fourmille. En semaine, elle est plus calme. Parmi les figures originales et les personnages extravagants, flânent quelques vieillards, qui semblent avoir vécu ici depuis toujours, touristes sortis des sentiers battus ou passants au regard vague. On s’arrête pour discuter. Tout le monde se connaît. Mais c’est surtout dans les bars que la convivialité se distingue. On a l’embarras du choix : Le Sancerre, Le Vrai Paris, Le Saint-Jean, Le Baroudeur, Le Chinon pour ne citer qu’eux. Quand certains s’acharnent à conserver leur style typiquement parisien, d’autres ont cédé à la mode du "lounge". C’est là que l’on découvre les riverains. Au Vrai Paris, les habitués font la bise au serveur, posté devant la porte. Au comptoir du Saint-Jean, les gens discutent avec connivence, cigarette à la bouche. Dans un coin de la salle du Sancerre, un homme seul écrit tandis que quatre filles débridées tentent sans discrétion de résoudre leurs problèmes existentiels. La vie y est désormais orchestrée par les couche-tard, jusqu’au lendemain matin ...


UN QUARTIER ARTISTIQUE
Le Théâtre des Abbesses, deuxième salle du Théâtre de la Ville, consacrée à la danse et à la musique. Le Théâtre de la Manufacture des Abbesses, lieu de découverte et d'accueil pour le théâtre contemporain.

Les salles de spectacles du boulevard de Rochechouart : La Cigale, l'Élysée-Montmartre, Le Trianon, la Boule Noire, inspirées des cabarets du XIXe siècle.
Le Moulin Rouge au sud. Les cabarets Le Chat noir et le Lapin Agile fréquentés par de nombreux artistes français au début du XXe siècle. Le Moulin de la Galette. Le cabaret de Patachou, cabaret le plus célèbre de Paris dans les années 1950/60, Il fut lancé par Maurice Chevalier et là, sur la scène minuscule, débutèrent entre autres Jacques Brel, Georges Brassens, Michel Sardou, Piaf y chanta pour la dernière fois. Récemment Liza Minnelli est venue visiter l'endroit (maintenant devenu la Galerie Roussard). Les cabarets de la place Pigalle, Michou , le divan du monde, etc.. Enfin le cinéma Studio 28, créé - comme son nom l'indique - en 1928, lieu caché dans la rue tholozé, mais important du cinéma.